Les conséquences de l’éthanol sur la santé dépendent de la quantité d’alcool absorbée et du schéma de consommation. La plupart des études présentent une courbe en forme de J: les consommateurs légers à modérés courent moins de risques que les abstinents; et les grands buveurs s’exposent aux risques les plus élevés. Une consommation de vin modérée et régulière peut s’avérer bénéfique pour la santé. Toutefois, le risque augmente à chaque consommation au-delà du seuil de modération! Boire plus que ce qui est prescrit par les lignes directrices recommandées n’entraînera pas davantage de bienfaits mais aggravera les préjudices !

J-curve

Cette courbe en J communément admise et décrivant le lien entre la consommation de boissons alcoolisées et la mortalité globale est certes connue depuis des décennies mais des recherches épidémiologiques prospectives plus récentes ont également confirmé cette relation indéniable. S’il est généralement constaté qu’une forte consommation entraîne un risque de mortalité plus élevé, une consommation légère à modérée est, elle, associée à un risque moindre de mortalité globale, notamment dans le cadre de la mortalité liée aux maladies cardiovasculaires.

Pour obtenir une indication de la consommation d’alcool, les toutes premières études se basaient uniquement sur la quantité moyenne d’alcool consommée au cours d’une période donnée (généralement une semaine). Cependant, cette consommation moyenne ne reflète pas le risque associé à certaines habitudes de consommation, telles qu’une forte consommation épisodique. De nombreuses études plus récentes ont mis en évidence que le schéma de consommation constituait une meilleure indication de l’exposition à l’alcool. Un certain nombre d’études ont ainsi démontré que le schéma de consommation « le plus sain » est celui d’une consommation de faibles quantités d’alcool (généralement définies comme 1 à 3 verres normaux/jour) sur une base fréquente (chaque jour ou au moins plusieurs fois par semaine).


Les bénéfices d’une consommation modérée de vin


Dans les pays développés, les maladies cardiovasculaires constituent la principale cause de mortalité et représentent jusqu’à 50% de tous les décès. Des études scientifiques montrent invariablement que le fait de consommer de l’alcool en petites quantités réduit de 25-30% les risques de décès par maladie coronarienne et par d’autres maladies chez les personnes entre deux âges, principalement chez les hommes de plus de 40 ans et les femmes ménopausées.


Les personnes qui boivent du vin avec modération ont une espérance de vie plus longue que les personnes qui ne boivent pas du tout ou qui boivent de manière excessive. Ce lien généralement reconnu est également appelé «courbe en J».


Le risque relatif de décès est le plus faible pour les personnes qui consomment peu d’alcool ou qui le consomment avec modération et est plus élevé pour les abstinents. Quoi qu’il en soit, le risque augmente sensiblement à chaque consommation dépassant la limite prévue. Ainsi, si la consommation d’un ou de deux verres peut être considérée comme étant « bénéfique pour la santé », la consommation excédant les limites prescrites dans les lignes directrices n’augmentera pas les bienfaits pour la santé, mais uniquement les risques !

Effets néfastes d’une consommation abusive


En cas de consommation excessive de boissons alcoolisées, l’on s’expose davantage à une vaste série de facteurs de risque, le risque augmentant proportionnellement au volume d’alcool consommé. Il est par conséquent essentiel de prévenir toute consommation abusive.


La consommation abusive d’alcool a été associée à une série de maladies chroniques à long terme qui altèrent la qualité de la vie. Ces maladies incluent l’hypertension, les problèmes cardiovasculaires, la cirrhose du foie, la dépendance à l’alcool, différents types de cancer, les lésions cérébrales causées par l’alcool et divers autres problèmes.


Ce ne sont pas uniquement les volumes consommés qui importent, mais également les habitudes de consommation.


Les résultats d'une méta-analyse appuient les résultats d'autres études qui indiquent que le binge drinking est préjudiciable à la santé et au cœur. Les auteurs concluent qu'il est préférable pour les consommateurs d'éviter le binge drinking - non seulement en raison des effets négatifs sur le coeur, mais aussi en raison des risques plus immédiats, tels que les accidents et la violence.


Outre les problèmes de santé résultant d’une consommation excessive d’alcool, il faut également tenir compte des conséquences sociales aussi bien pour les consommateurs que pour les autres acteurs de la société. Font partie de ces conséquences les préjudices à l’égard des membres de la famille (y compris à l’égard des enfants), des amis et collègues ainsi qu’à l’égard des passants et des inconnus.


Si vous désirez de plus amples informations sur les habitudes en matière de consommation de vin et de ses effets sur la santé, n’hésitez pas à consulter le site www.wineinformationcouncil.eu

Consultez toujours votre médecin spécialiste ou de famille en cas de doute concernant votre consommation d’alcool et votre santé.
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J-curve
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